"Dans ce lot, il y a la région de Dakar qui concentre 42 pour cent des cas", a expliqué le médecin lors d'un point de presse, organisée en prélude de la Journée mondiale dédiée à la lutte contre la tuberculose.
La tuberculose pulmonaire, une maladie contagieuse, est le cas de tuberculose le plus répandu.
La région de Louga (nord) abrite mercredi des manifestations marquant, dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre cette maladie. "En route contre la tuberculose, innovons pour agir plus vite" est le thème retenu à cet effet.
Le coordonnateur du PNT a souligné que cette année, l'accent sera mis sur le "changement" des acteurs. Il sera question de voir les attitudes à changer en matière de lutte contre la tuberculose. Selon Mame Bocar Lô, une réaction diligente est nécessaire, de la part des agents de santé, pour faire reculer cette maladie.
"Il faut apporter un soutien plus actif aux malades qui souffrent beaucoup de la stigmatisation qui est, en soi, un frein à leur traitement. La stigmatisation annihile souvent tous les efforts de prise en charge", a expliqué le médecin.
Les proportions de la maladie à Dakar, a-t-il fait savoir, sont liées à la densité de la population, mais aussi à d'autres facteurs comme la promiscuité.
Selon lui, c'est aussi à Dakar qu'on retrouve l'offre de service la plus large pour dépister les patients. Le PNT, a-t-il précisé, utilise deux indicateurs --- le taux de dépistage et le taux de guérison --- pour évaluer les proportions de la maladie.
Il a, à ce sujet, rappelé que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé au Sénégal de dépister 110 cas pour 100.000 habitants. En 2009 on a pu dépister 70 pour cent des cas attendus. S'agissant du traitement, l'objectif était de guérir 85 pour cent des sujets atteints.
"Si nous parvenons régulièrement à atteindre ces résultats pendant plusieurs années, nous arriverons également à contrôler de la tuberculose au Sénégal, à envisager son élimination" ensuite, a poursuivi M. Lô.
Depuis 2001, ces indicateurs connaissent "une bonne progression", a-t-il noté, relevant que le taux de dépistage était en ce moment de l'ordre de 53 pour cent, alors que cette année il de 60 pour cent.
"S'agissant du taux de guérison, nous étions à 52 pour cent (avant), alors qu'en 2009, nous en étions à 78 pour cent. Cette année on a enregistré 7 pour cent de cas perdus de vue, contrairement aux années précédentes où il y avait 29 pour cent", a dit le médecin, tirant la conclusion que cela prouve qu'il y a des efforts qui sont faits.